REVISION DE LA RETRAITE DES PARLEMENTAIRES

REVISION DE LA RETRAITE DES PARLEMENTAIRES

5 commentaires

Le ministre du Travail, Monsieur Woerth, a annoncé sur RTL qu’il demandera :

la révision du régime spécial de retraite des parlementaires.

En effet chacun devra participer à la hauteur de ses possibilités :

« Et puis il faut de la justice. Il faut aussi que les gens considèrent que c’est une réforme juste et que CEUX QUI PEUVENT FAIRE PLUS FERONT PLUS […] Nous devons avoir plus d’équité dans le système. On ne peut pas construire un système de retraite sans justice et équité. »



La réforme devra aussi porter sur le régime très spécial des parlementaires :

« On ne peut pas demander un effort aux Français sans demander aussi un effort aux parlementaires. Ils en sont d’ailleurs bien d’accord. »



Mais le régime de retraite des parlementaires étant si singulier, Monsieur Woerth ne pourra rien exiger si ce n’est de demander aux Présidents des Assemblées de bien vouloir y réfléchir :

« Je vais en parler avec Bernard Accoyer, Gérard Larcher et les présidents de groupes puisque ceux sont les Assemblées qui décident elles-mêmes de leur régime de retraite. »



Monsieur Woerth a juste oublié de mentionner la « dotation » attribuée aux anciens Présidents de la République française d’un montant annuel égal à celui du traitement indiciaire brut d’un conseiller d’Etat en service ordinaire…


En attendant, de nombreux députés restent sans réponse face à la question de la lettre ouverte
« Les députés du pays des droits de l’Homme et du citoyen sont-ils prêts à abolir leurs privilèges ? »

Pour ne citer que les Présidents de l’Assemblée nationale :
M. ACCOYER Bernard, Président de l’Assemblée nationale.
M. AYRAULT Jean-Marc, Président du groupe S.R.C.
M. SANDRIER Jean-Claude, Président du groupe G.D.R
n’ont toujours pas répondu à la lettre ouverte.

Vous pouvez SIGNER LA PETITION sur l’alignement des régimes spéciaux des députés et sénateurs sur le régime général.

Les billets de l'auteur :

5 Commentaires

  1. Pierre EICKMAYER  - 17 avril 2010 - 13 h 51 min
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    L’Etat discute avec les représentants des syndicats et du Patronat. La plupart des salariés ne sont pas syndiqués et n’approuvent pas forcément les attitudes bornées et déraisonnables des syndicats, qui prennent plaisir à bloquer le pays, et, qui pour se faire valoir, sont prêts à démolir l’avenir de nos retraites.
    Il faudrait consulter davantage les français, dans un premier temps par des sondages, pour savoir ce qu’ils en pensent raisonnablement. Beaucoup de français ont suffisamment de bon sens pour accepter des efforts.
    Aligner le régime des fonctionnaires sur celui du privé.
    Prendre un peu plus aux riches et supprimer les avantages faramineux de tous les politiques, beaucoup trop nomnreux. Donner aux députés des indemnités qui corespondent à leurs anciens salaires, avant d’être élus.

  2. lesire  - 24 avril 2010 - 14 h 41 min
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    les députés et sénateurs ont beaucoup trop d’avantages, dans cette période de crise profonde que le pays traverse, il serait bon que l’exemple vienne de nos représentants.
    par contre, je ne suis pas pour l’alignement du public sur le privé : c’est un choix que l’on fait en débutant dans la carrière : à diplôme et travail égal, le privé gagne plus, le seul « avantage » réel du public était la stabilité et la sûreté de l’emploi…cela est déjà rogné, mais il ne faut pas il ne faut plus continuer dans cette voie, sinon l’esprit du service public que certain nous envie sera détruit.
    les nouvelles sources financières sont à chercher du côté des capitaux des banque et de la bourse : cet argent acquis sur le labeur des  » travailleurs  » doit participer massivement au relèvement de l’État, et à son désendettement, et aux retraites.
    merci de lire mon message

  3. LAULHERE  - 24 avril 2010 - 16 h 20 min
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    je trouve scandaleux qu’il faille solliciter(voire exiger)que les regimes speciaux de nos elus soient supprimes,je nous trouve laches de les reelire.A droite comme a gauche,ils sont bien d’accord sur leur privileges.On comprend qu’ils se battent pour conserver tous leurs postes et donc leurs privileges!Que ceux qui osent attaquer ces privileges alors que notre vie est si difficile,soient pleinement soutenus

  4. bakimjo35  - 4 mai 2010 - 19 h 48 min
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    Bonjour,
    A la lecture des lettres de tous ces parlementaires je m’aperçois qu’il sera très difficile de les faire abolir leurs privilèges…
    c’est pourtant une étape indispensable, il me semble pour que les français acceptent plus facilement les restrictions qui se profilent à l’aube de cette réforme des retraites.
    que dire aussi des parlementaires qui ne se présentent même pas au débat à l’assemblée et qui j’en suis sûre n’ont pas de restriction de salaire… ou s’ils sont là, profitent pour travailler sur leurs dossiers ou pire encore ILS DORMENT.

  5. duagir  - 6 mai 2010 - 18 h 48 min
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    Bonsoir. Le principe d’égalité et dl’équité voudrait que les privilèges disparaissent. Nous sommes tous d’accord… sauf quand cela nous concerne. Il y a donc du travail sur la planche car le corporatisme et l’individualisme sont les deux piliers d’un édifice difficile à ébranler. Alors ce sera difficile de remettre en cause les privilèges des parlementaires, des fonctionnaires, des dockers, des journalistes, etc… et pourtant nombreux sont ceux qui, au bas de l’échelle, seront dans de vraies galères avec des retraites de misère. Ils n’auront pu en effet se constituer un petit capital comme le font les artisans et commerçants (en faisant du black), ou n’ont pu développer leur patrimoine ou vivre sur leur entreprise comme les agriculteurs. Certains seront dans de réelles difficultés économiques. Alors quels regard (parce qu’ils n’ont pas la parole) portent-ils sur notre société et ce qu’elle prône en termes de valeurs ???

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